Un regard complémentaire de celui de votre banquier
La décision concernant l’intervention d’OSEO dans le cadre du financement d’une reprise dépend de plusieurs facteurs : la valorisation de l’entreprise qui doit rester raisonnable car elle entraîne l’endettement pour plusieurs années de l’entrepreneur, les projections financières doivent être réalistes et prudentes, le niveau de dividendes remontés de la cible à la holding plafonné, etc…
Si les facteurs financiers restent déterminants dans l’analyse du risque, les circonstances qui entourent l’opération de transmission le sont tout autant.
Rechercher la continuité
Les situations de rupture sont très risquées. Le départ imprévu du dirigeant (décès, maladie) accroît d’un quart les risques dans les secteurs de l’industrie, des transports, du commerce de gros, du BTP et des services aux entreprises, de 50 % dans le tourisme et le double dans le commerce de détail. En revanche, la connaissance de l’entreprise par le repreneur est un facteur incontestable de succès : le niveau de risque est quasi nul pour les transmissions familiales, et un ancien salarié de l’entreprise a deux fois plus de chances de réussite qu’un repreneur extérieur.
Privilégier la connaissance du secteur
L’expérience passée du repreneur joue un rôle essentiel. Un repreneur qui ne connaît pas le secteur, a une fois et demie plus de risques d’échec dans les secteurs de l’industrie, des transports, du commerce de gros, du BTP et des services aux entreprises. Dans le secteur du tourisme, le nombre de repreneurs sans expérience de l’hôtellerie - restauration est seulement de 10 %.
C’est la connaissance du secteur qui prévaut sur le management, un ancien dirigeant du même secteur ayant ainsi deux fois plus de chances de succès qu’un dirigeant ou un cadre de direction venant d’un autre secteur.
Favoriser les périodes de transition entre cédant et repreneur
La présence du cédant est également une façon d’éviter les situations de rupture. Un commerce dans lequel le cédant accompagne le repreneur présente deux fois moins de risques d’échec (un tiers de moins dans le secteur du tourisme).